Deuxième ligne de tram : comment relier les deux hôpitaux tourangeaux ? 07/07/2017 05:41 Nombre de commentaires réagir(1) Envoyer par mail Imprimer Attendue pour 2025, la seconde ligne de tram ne coûtera pas moins de 300 M€. - Attendue pour 2025, la seconde ligne de tram ne coûtera pas moins de 300 M€. Attendue pour 2025, la seconde ligne de tram ne coûtera pas moins de 300 M€. Attendue pour 2025, la seconde ligne de tram ne coûtera pas moins de 300 M€.

Le Conseil de développement a eu droit hier à une analyse de la métropole sur le tram. Sur les vingt-deux tracés qui ont été présentés, un semble privilégié.

Si chacun salue la beauté du tram et son succès, personne n'oublie qu'à Tours, il avait un train de retard. Et que les études sur la deuxième ligne auraient dû se faire dans la foulée de l'inauguration, en 2013. Le propos a été redit hier, dans les locaux de la métropole, devant le Conseil de développement de Tours Métropole pour la présentation des réflexions. Elles en sont au « stade 2 » (sur 3), c'est-à-dire au niveau des souhaits (contradictoires) des élus, du CHU, de l'université, des associations, avec, en plus, des indicateurs tels que les prévisions du nombre de voyageurs, le coût.

La phase 3 permettra d'être encore plus concret, voir de près les expropriations. L'analyse présentée par Laurence Marin, directrice des transports à la métropole, comprend beaucoup de prospective, à moyen et long terme (2040). Mais quoi qu'il en soit, Frédéric Augis, vice-président aux transports, estime cette deuxième ligne opérationnelle en 2025.

Le boulevard Béranger séduisant

A ce stade, un élément ressort : la volonté de « desservir les hôpitaux ». L'étude met en avant d'autres souhaits, fait ressortir les halles comme lieu emblématique, passer par les Fontaines et relier la gare TGV. Avec une contrainte : 30.000 voyageurs par jour. Alors, la métropole a étudié en tout 22 scénarios, modélisés comme une carte météo en intégrant non pas des températures ou des taux d'hygrométrie selon l'altitude, mais le nombre de kilomètres à réaliser et d'ouvrages à construire (tunnels, pont), le potentiel de voyageurs, l'impact sur la domanialité. Afin de voir le coût (de 25 M€ du km à 29 M€) et l'intérêt. A titre d'exemple, le « corridor nord/est », du côté du lycée Choiseul, ne sert pas à grand-chose compte tenu de la desserte en bus et de la densité de population. Pour le « corridor ouest-Tours », quatre tracés ont été étudiés dont un par le boulevard Béranger (proximité des halles/Giraudeau) et l'autre par l'avenue Jean-Royer et les casernes Beaumont-Chauveau. Visiblement, le maire de Tours pousse à la roue pour Jean-Royer. Il a même demandé une étude supplémentaire. L'inconvénient est qu'à cause de l'étroitesse de l'axe, il faudrait interdire la circulation automobile. Pas sûr que les riverains apprécient. Large de 42 mètres, Béranger déroulerait… un boulevard au tram. Un tracé par les Tanneurs semble carrément exclu. Le lieu promis à devenir un axe déterminant est la gare, une bonne alternative à l'engorgement de la place Jean-Jaurès. Pour rejoindre le CHU, des tracés passent ensuite par la rue Edouard-Vaillant avec deux difficultés, passer sous la voie ferrée et sur le Cher. Frédéric Augis se reconnaît instigateur de cette solution. Pour lui, la métropole doit faire ce que la SNCF ne fait pas. « Avec ce nouveau statut, nous sommes co-contractants des gares. » Toutes les précautions oratoires ont été prises pour dire que la décision n'était pas prise. Avec ces études, les élus ont bien quelques idées, mais le choix sera fait lorsque tous les éléments seront connus, notamment le nombre et le coût des expropriations. L'occasion de rappeler que la première ligne a coûté 400 M€. Et avec la seconde, il faudra compter 300 M€, sans le foncier. Alors, autant bien réfléchir. Raphaël Chambriard